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L'ORIGINE DU PROJET

Gwilen est le nom du plus long fleuve breton, la Vilaine. Yann, fondateur de Gwilen, a grandi sur les rives de son estuaire.

Depuis la construction d’un barrage dans les années 70, cet estuaire s’est progressivement envasé. À tel point qu’aujourd’hui, on estime qu’il faudrait extraire environ 100’000 mètres cubes de sédiments chaque année pour qu’il retrouve son aspect naturel.

Cet estuaire, zone naturelle protégée, est symbolique de l’impact qu’ont les hommes sur leur environnement.

LE DESIGNER, CE PENSEUR DE GLOBALITÉ

Les architectes et les designers en tant que penseurs de globalités, sont les plus aptes pour penser le monde de demain. Nous n’avons pas besoin d’une transition écologique mais d’une rupture écologique. Pour cela, nous devons être capables de déconstruire ce qui existe et de le repenser. Retourner aux principes fondamentaux définissant le design, l’architecture, le secteur de la construction ou celui de l’industrie pour ne plus les aborder dans un cadre restreint de leurs problèmes associés, mais d’une manière beaucoup plus large.

Une vision plus globale, questionnant la relation de l’Homme et la Terre.

CONCEVOIR LA RÉUTILISATION

Gwilen utilise des matériaux qui sont à notre disposition, les sédiments portuaires. Concevoir à partir de ces matériaux implique de prendre en compte leurs compositions et leurs variabilités. Cela requiert de concevoir à partir d’éléments déjà existants. Cette approche caractérise “le bricoleur” Lévi-Straussien, opposé à la figure de “l’Ingénieur”, qui conçoit en autarcie et soumet la nature à sa pensée. Le 21è siècle sera un siècle de bricoleurs, dans le sens de ceux qui savent comment penser avec les déchets, avec ce que nous avons déjà extrait, avec les architectures négligées, avec la nature.

Comment transformer plutôt que créer.

LA RESSOURCE

Les sédiments marins s’accumulent dans les ports et cette accumulation est inévitable. En effet, lorsque le courant ralentit, les particules en suspension se déposent au fond.
Cela se passe en aval des barrages, mais aussi dans tous les ports du monde. Cette matière doit être évacuée pour assurer le bon fonctionnement des infrastructures.

Cette ressource est disponible n’importe où dans le monde, tout le long des côtes, dans tous les ports. Or actuellement, 60% de la population mondiale vit à moins de 60 km des côtes. En 2045, nous serons 75% à y vivre.

Développer cette ressource c’est permettre l’utilisation locale d’une ressource disponible.

L'INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION

L’industrie de la construction est l’une des industries les plus polluantes. Elle représente 41% de la consommation mondiale d’énergie, 23% de la pollution atmosphérique et 40% de la consommation mondiale de matières premières. Le béton est le matériau le plus consommé sur Terre après l’Eau, mais c’est aussi le plus polluant. Produire une tonne de ciment nécessite une cuisson à 1450°C : cela rejette 900kg de CO2 dans l’atmosphère. Produire une tonne de briques nécessite une cuisson à 1150°C et cela rejette 300kg de CO2. Si des solutions alternatives existent, comme la paille ou la terre crue par exemple, celles-ci sont inadaptées au caractère industriel des chantiers de construction. Il y a aujourd’hui besoin de trouver de nouveaux matériaux de construction, adaptés à une production à grande échelle afin de répondre aux besoins d’une population mondiale en croissance, mais des matériaux plus respectueux de l’environnement que ceux que nous utilisons aujourd’hui.

Gwilen produit des matériaux écologiques, industriels, faciles à mettre en œuvre, et fabriqués à partir d’une ressource facilement disponible.